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Aliénation parentale incestuelle et culpabilité inversée
Là où le sentiment de culpabilité est un état sain chez tout individu, qui reflète sa capacité d'être empathique et doté d'une conscience de ses valeurs et de son prochain, la culpabilité inversée, elle, est tout autre.
Elle se caractérise avant tout par le fait de se sentir coupable de l'expression de sa personnalité, de ses émotions, de ses pensées et de ses réactions face à une situation extérieure et/ou face aux propos de quelqu'un voire de soi-même.
La culpabilité inversée
est un
mécanisme psychique de dévalorisation
qui se met en place chez un individu qui grandit dans un contexte familial ne laissant aucune place à l'expression des sentiments et/ou émotions.
Sa personnalité, ses émotions et ses réactions n'étant pas admises par ses figures parentales, l'individu en question apprend à les retourner contre lui-même et à se remettre lui en question de façon automatique. Par peur de représailles, par crainte du désamour et des sanctions essentiellement psychologiques, émotionnelles et verbales, l'individu se soumet à la pression parentale, pression qui parfois peut être dissimulée à la perfection.
La culpabilité inversée est exacerbée en présence des figures parentales mais elle est tout autant active dans les divers domaines relationnels rencontrés par un individu. Au travail, en famille, entre amis, le mécanisme de la culpabilité inversée constitue le socle d'une conscience de soi bien plus qu'entravée.
Les 4 fondamentaux de la culpabilité inversée
- J'éprouve une émotion et/ou une pensée et je m'en sens coupable
- Je me remet en question automatiquement
- Je rumine cette émotion et/ou cette pensée pendant des jours voire des semaines
- Je me blâme à défaut de pouvoir donner sa responsabilité à la bonne personne
La culpabilité inversée induit un mal-être profond dû à la remise en cause de soi permanente qui maintient l'individu dans un doute et un déséquilibre tant émotionnel que psychique.
Le principe de la culpabilité inversée repose à la fois sur l'induction extérieure comme intérieure. C'est-à-dire que l'individu éprouvant cette culpabilité la ressent suite à une situation ou un propos d'une personne extérieure mais aussi suite à une réflexion et/ou pensée personnelle (culpabiliser d'avoir dit son sentiment concernant une personne et craindre les conséquences par exemple).
La phrase ou le geste fétiche
Au contact direct des figures parentales, la culpabilité inversée s'articule souvent autour de ce que j'appelle
la phrase
ou
le geste fétiche,
laquelle ou lequel étant employé(e) par le(s) figure(s) parentale(s) comme
"outil" de soumission
(un regard particulier, un geste particulier, un ton de voix particulier, une posture particulière etc).
Cet "outil" de soumission est alors employé quand l'individu incestualisé manifeste un désaccord, exprime une pensée ou une émotion différente de celle du parent ou le mettant en cause et sert donc principalement à faire demeurer le rapport de force dominant/dominé dans la relation incestuelle.
La phrase ou le geste fétiche est un rappel à l'ordre symbolique qui renvoie de manière inconsciente l'individu à sa non liberté d'être et d'expression, à sa condition "d'objet" servant uniquement aux bénéfices de l'autre, à savoir sa ou ses figures parentales et familiales.
C'est le fameux principe du Lego !
Le processus d'aliénation parentale incestuelle
Quand la domination parentale ne semble pas en être une, quand la dévalorisation verbale n'est pas clairement énoncée, quand les figures parentales se montrent "surprotectrices",
paraissant en surface bienveillantes, comment se faire confiance sur nos ressentis ? C'est là toute la difficulté liée au
processus d'aliénation parentale.
Le principe de la manipulation est bien de créer le doute, la confusion et le conflit psychique chez l'autre en usant entre autre du
double discours
pour que cet autre se sente
responsable à notre place.
Le double discours prend souvent la forme d'une parole et d'une attention bienveillante mais sous couvert d'une intention tout à fait contraire, visant à maintenir un jeu de pouvoir et de dégradation par la soumission aliénante.
J'entends souvent en consultation cette fameuse question :
sont-ils conscients de ce qu'ils font ?
Derrière cette question se cache la notion de la
responsabilité parentale
quand aux actes commis qu'ils soient physiques, verbaux ou émotionnels et à leurs répercussions.
Comprenez qu'un enfant pensera systématiquement que les maltraitances et négligences qu'il subit le sont uniquement à cause de lui, par sa faute, par sa simple présence et existence. Il ne remettra jamais en cause son ou ses parents car il grandit autour de cette conviction qu'il en est le responsable.
Plus le degré d'intensité de la famille incestuelle est élevé, plus la responsabilité des actes parentaux sera porté par l'enfant et plus tard l'adulte qu'il sera devenu, aussi parce que les figures parentales s'appuient sur le jeu émotionnel de l'empathie et de la compassion filiale pour "justifier" de leurs "mauvais comportements" (si je te mettais des claques c'est parce que tu étais trop pénible quand tu étais petit/moi j'ai pas eu de père alors c'est pas ma faute si j'ai pas réussi à être à la hauteur de tes attentes par exemple)
Dans le cadre du système familial incestuel, il n'est pas question de comportements ou d'attitudes parentales ayant induits une émotion ou un ressenti chez l'enfant sans intention réelle de nuire. Il est bel et bien question de maintenir
volontairement
l'enfant puis l'adulte dans une posture de dépendance et d'infériorité profitable et bénéfique
uniquement
aux figures parentales.
Les figures parentales incestualisantes ne se remettront jamais en question, ou si elles le font ce ne sera qu'une ultime mascarade pour tenter de convaincre qu'elles peuvent changer de comportements. Mais entendez-bien que l'individu qui incestualise ne peut changer d'attitudes puisqu'il est établi psychiquement en tant que personnalité perverse.
Quitter le modèle aliénant
Pour sortir de l'aliénation parentale incestuelle, il faut pouvoir s'établir émotionnellement parlant. C'est-à-dire s'autoriser soi-même à avoir des émotions, des pensées, des envies, des désirs de vie SANS NE PLUS JAMAIS EN CULPABILISER. Une étape difficile mais décisive et qui nécessite un travail personnel sur soi en psychothérapie du trauma de l'incestuel pour éliminer une à une les idées erronées et les fausses vérités.
La culpabilité inversée est un mécanisme qui, bien qu'étant établie comme une vérité depuis toujours, n'est pour autant pas irréversible. Cela requiert du
temps, de la
douceur
et de la
patience,
3 alliées de poids
qui vous permettront d'accéder à votre
indépendance tant méritée
!